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le plan de st julien

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Situation

Blottie au creux d’un vallon, à 80 mètres d’altitude, dominée par l’ancienne forteresse de la chapelle Saint-Julien et par des collines boisées au nord et au sud et face à l'extrémité occidentale de la forêt d'Othe, la cité de Saint-Julien s’allonge le long du ru d’Ocq qui prend sa source à environ 6 kilomètres à l’ouest, sur la commune de Verlin.

    Le ruisseau qui se divise en plusieurs bras est à l’origine d’une activité importante grâce à la source d’énergie qu’il fournissait à de nombreux moulins : minoterie, moulin à tan, moulin à foulon. Il est également à l’origine de l’implantation de forges dès le XIVème siècle.

    De nos jours ce petit cours d’eau constitue un lieu de promenade agréable, avec des lieux-dits aux noms bucoliques  comme l’Ile d’Amour, et permet aux pêcheurs de truites d’exercer leur art.

        POPULATION

 

Saint-Julien comptait 2347 habitants en 1999, les « saltusiens », alors qu’il y en avait 1816 à la fin du XIXème siècle.  C’était jusqu'à 2014 le chef lieu d’un canton regroupant 9 communes et 5240 habitants. St Julien est désormais dans le  canton de Joigny.

 

D' Hier à Aujourd'hui

LA LEGENDE DE SAINT JULIEN

Pourquoi Saint-Julien-du-Sault ?

    Selon la légende Saint Julien de Brioude, légionnaire dans l’armée romaine, persécuté pour avoir adopté la religion chrétienne ( et finalement décapité vers 304), aurait tenté d’échapper aux ennemis qui le poursuivaient en sautant de la crête de la colline jusque dans la vallée où se trouve aujourd’hui la ville. Une source  aurait jailli à cet endroit. Une croix commémore l’événement.

 

Telle serait l’origine du nom de Saint-Julien-du-Sault (du latin saltus). Mais ce terme désigne également  région de bois (Félix Gaffiot), la traduction devenant alors Saint-Julien-de-la forêt, explication plus vraisemblable, mais moins poétique.

L’occupation par l’homme est très ancienne comme en attestent la présence d’un menhir dans les environs immédiats de Saint-Julien, et de multiples découvertes archéologiques.

A l’époque gallo-romaine  de nombreuses implantations se réalisèrent le long de la voie Agrippa qui suivait à  la vallée de l’Yonne, passant au pied de la colline de Vauguillain.

Puis, à une époque que l’absence de documents ne permet pas de situer avec précision, l’habitat se regroupa sur son emplacement actuel  et le bourg devait déjà avoir une certaine importance au IXème ou Xème siècle. 

En 1055 le roi Henri Ier, petit fils d’Hugues Capet, rattacha Saint-Julien à la mense épiscopale de Sens, les archevêques devenant barons de Saint-Julien, ce qui annonçait une période d’épanouissement pour la cité.

En 1184 fut fondée la Collégiale avec un chapitre de chanoines  (conseillers de l’archevêque). Elle subsistera jusqu’en 1781.

A la même époque, en 1207 fut instituée l’Officialité, tribunal ecclésiastique dont relevaient 60 communes et qui fonctionnera jusqu’à ce que le bailliage royal de Villeneuve-le-Roi  ne supplante la justice ecclésiastique, en 1650.

Vers 1170-1200 les archevêques  firent édifier un château fortifié sur la colline dominant le village. Il connut des fortunes diverses et servit à plusieurs reprises de refuge pour les habitants pendant les guerres.

D’autres institutions datent de la même période : Maladrerie, dont subsiste la chapelle, route de Villeneuve, les Grandes Ecoles, la Maison Dieu ou Hôtel-Dieu.

Après une longue période d’intense activité, grâce à ces institutions et aux nombreux marchés et foires, Saint-Julien allait connaître les malheurs et les destructions de la guerre de cent ans, si bien qu’en 1492 l’archevêque Tristan de Sallazar dut faire reconstruire les remparts et replanter la vigne, ce qui prouve son importance dans notre région. 

La période des guerres de religion, se déroulera sans que Saint-Julien ne connaisse les destructions de la guerre de cent ans. Ayant pris le parti du roi Henri IV, alors que les villes voisines, Sens, Joigny, Villeneuve, étaient ligueurs farouches, Saint-Julien verra s’établir pendant un certain temps, dans le bourg et au château, les troupes  et l’administration royales.

 

Ensuite l’histoire déroulera son cours sans évènements marquants autres qu’une épidémie de choléra en 1832  qui décima bien des familles et l’inauguration de la gare P.L.M. en 1847 qui contribua largement au développement économique et touristique.

De nos jours la cité est active et se tourne dynamiquement vers le développement économique à l’échelle européenne  avec l’implantation d’une importante Zone d’Activités accueillant de nombreuses entreprises.

                                     AUJOURD'HUI , c'est un effort important de mise en valeur du patrimoine, du fleurissement de la ville.   voir

 


EN SAVOIR PLUS SUR LE PATRIMOINE ( de France et de St Julien)  -  cliquer sur le 89  puis sur St Julien

LA COLLEGIALE  SAINT-PIERRE

 


Un des vitraux :
cliquer pour agrandir

Erigée du XIIIème au XIVème siècle sur l’emplacement d’un édifice plus ancien, l’église fut partiellement incendiée pendant la guerre de cent ans et reconstruite fin XVème, début XVIème siècle, mais n’eut pas à souffrir des guerres de religion.

Dès l’entrée, on est frappé par la magnificence du chœur qui élève ses voûtes à 22 mètres de hauteur, et par le contraste avec la nef plus modeste et inachevée. Celui-ci s’explique par le fait que la réfection du chœur incombait au chapitre, alors que celle de la nef était à la charge de la paroisse qui, faute de moyens, ne put achever les travaux, laissant même la façade ouest fermée par une simple clôture en planche, qui ne fut remplacée par le mur actuel qu’en 1735.

Le clocher, haut de 53 mètres, date du XVIème siècle.

LES VERRIERES

 Cet ensemble remarquable constitue un véritable joyau.

 Les vitraux qui avaient survécu aux guerres, à la révolution et au vandalisme, furent restaurés au XIXème siècle à la suite d’une étude de Viollet-le-Duc. Il en subsiste 14, tous dignes d’admiration. Dix, datant du XIIIème siècle, furent réalisées par les maîtres- verriers qui oeuvrèrent à la Sainte Chapelle de Paris, les autres sont du XVème et XVIème siècle.

Une des verrières du XVIème relate la légende et l’histoire de Saint Julien de Brioude, patron de la cité.

                                                                       L'ORGUE

Un orgue renaissance, exceptionnel par sa rareté puisqu’il n’en existe que quatre de la même époque en Bourgogne, Il a été entièrement restauré  et inauguré en

 

 

POUR VISITER S’ADRESSER A LA MAIRIE.

 

 

LA CHAPELLE SAINT-JULIEN

Dominant le village et  l’Yonne, ce point stratégique offre un très beau panorama sur la vallée qui déroule ses méandres au pied des collines verdoyantes.

Du château érigé au XIIème siècle, restauré après la guerre de cent ans, encore utilisé par les troupes de Henri IV pendant la Ligue, puis abandonné au XVIIème siècle,  ne subsistent que les remparts, restaurés par l’Association Culturelle, en 1982-1985, et la chapelle à laquelle était accolé, côté ouest, un bâtiment d’habitation dont on a retrouvé les fondations. A l’origine l’ensemble comportait également des constructions en bois adossées aux remparts, peut-être un moulin à vent et un puits aujourd’hui comblé.

La chapelle, église paroissiale de Vauguillain, fut utilisée jusqu’à  il y a à peu près un siècle.

L’intérieur ne se visite pas (sauf journée du patrimoine)

 

 

LES MAISONS A PANS DE BOIS ET LE POTEAU CORNIER

En flânant au long des rues tortueuses aux noms pittoresques on peut découvrir de belles maisons à pans de bois des XVème et XVIème siècles, en particulier :

Maison dite « de l’Archevêque » rue du Puits de la Caille, près de la place du Four où se trouvait jadis le four banal.

Maison de l’Association Culturelle qui abrite le Musée, rue de l’Hôtel-Dieu.

Le Poteau Cornier de la maison située face au parvis de l’église est une remarquable copie ; l’original se trouve au Musée où l’on peut en découvrir la rocambolesque histoire.

Bien d’autres demeures présentent également des façades aux poutres ou poteaux sculptés.

 


 10 rue de l'Hotel Dieu -  St Julien
Renseignements : 03 86 63 22 95

        Dans une belle demeure du XVI ème entièrement restaurée bénévolement par l’Association Culturelle, huit salles présentent  de façon vivante des collections d’objets et outils qui évoquent le savoir-faire les métiers et la vie domestique d’antan. On peut découvrir des métiers aujourd’hui disparus comme le fleuriste artificiel, le sabotier, les scieurs de long. Une habitation paysanne, une forge et une superbe cave ont été minutieusement reconstitués.

        à voir cette année :

   EXPOSITION SUR LE FLOTTAGE DU BOIS

SAINT  JULIEN AU TEMPS JADIS

Visites  - EN SAVOIR PLUS / PHOTOS

 

 

LE LAVOIR
 

Situé rue du Bois Frileux, il est alimenté par l’eau de la source des Fontenottes toute proche. A son entrée une croix en fer forgé marque l’endroit où le sabot du cheval de Saint Julien aurait touché terre lors du grand saut qu’il fit, selon la légende, depuis le sommet de la colline.

 

CAMPING     

Au pied du pont de Villevalier.                                 

 

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Trois itinéraires balisés permettent de découvrir les paysages, les panoramas sur les vallées de l’Yonne et du ru d’Ocq et les sites de notre bourgade.

Notice disponible en mairie.