De l'implantation de la déchetterie.
L'implantation de la déchetterie suscite bien des débats entre le syndicat du saltusien et la commune.
Ce projet, porté par le Syndicat du Saltusien, en charge de l'élimination des déchets dans 6 communes du canton (St Julien, La Celle, St Martin, St Loup, Cudot, Précy sur Vrin) nécessite un terrain de 2500 m² environ. Compte tenu des populations desservies, le choix du syndicat s'est logiquement porté sur St Julien, afin de limiter au maximum le nombre (global) de kilomètres parcourus pour s'y rendre
L'implantation
Dans un premier temps, la présidente du Syndicat, Claude Ferreux, s'était portée acquéreur de la cour marchandises de la gare de St Julien (côté Villevallier), sans d'ailleurs avoir consulté le conseil municipal sur ce choix puisque c'est la SNCF qui m'a averti de cette intention.
Outre que le plan d'occupation des sols interdit ce type de construction, il n'était pas souhaitable que les voyageurs arrivant ou passant à St Julien aient vue plongeante sur des bennes à déchets ! Alors que nous faisons tant d'efforts depuis 18 ans, pour « soigner » précisément les entrées de ville !
J'avais alors fait valoir le droit de préemption de la commune.
Il a donc été proposé au syndicat les terrains de l’ancienne décharge route de Villevallier ; choix paraissant judicieux tant à la DRIRE qu'au service des installations classées de la préfecture : en effet ce site permettait deux opérations en une : l'éradication de cette décharge et la création de la déchetterie. L'emplacement étant, selon les études de sol, insuffisamment stable, le conseil général avait consenti la vente d’une partie du terrain servant au stockage des matériaux de voirie depuis 15 ans.
Mais suite à de nouvelles études de sol la DDAF a indiqué que les terrains n’étaient pas suffisamment stables pour accueillir le modèle de déchetterie alors envisagé.
D’autres solutions ont été avancées :
La zone d’activités nord (en projet 2007) : face à la résidence de la Croix Robert d'une part ; d'autre part, j’imagine mal des entreprises venir ensuite acheter un terrain à côté d’une déchetterie ! Un terrain nous est d'ailleurs réservé pour la construction d'un immeuble de bureaux
Un terrain situé face à la station d’épuration, de l’autre côté de la route : refus de vente du propriétaire !
Route de Bussy ; le POS ne le permet pas et les réseaux eau et électricité y sont absents.
Nous avions enfin trouvé un terrain, à proximité de la station d’épuration, qui laissait la possibilité d'implanter le futur bassin d’orage (préconisé par l'étude d'assainissement) et d'envisager l'extension de la station d'épuration.
Le conseil avait consenti cette cession à l'euro symbolique, ainsi que la prise en charge des travaux d'élargissement du chemin d'accès.
Mais la société Efisol vient de nous faire savoir qu'elle s’opposait au projet : en effet cette dernière nous avait demandé en 2002 l’acquisition des terrains en prolongement de leur usine, jusqu’au chemin de la station d’épuration, afin de pouvoir envisager, à St Julien, l’extension de leur activité industrielle. Sinon cette extension se ferait sur un autre site du groupe. Ce que nous avons fait : la société EFISOL a d’ailleurs déposé un permis de construire pour un nouveau bâtiment de 4000 m².
EFISOL, établissement classé, (dossier consultable en mairie) craint en effet que la présence de la déchetterie, également établissement classé recevant du public ne les empêche de déposer un nouveau de construire pour l’extension envisagée à moyen terme.au principe que « c’est à l’industriel de s’adapter »
La DRIRE, service qui s’occupe de ces problèmes n’a pu nous indiquer les contraintes que pourraient générer la présence de la déchetterie pour les extensions futures d'Efisol.
Si ces contraintes peuvent être quantifiées, j'entamerai une nouvelle discussion avec la société EFISOL pour que le permis de construire puisse être accordé au syndicat du saltusien sans risque de recours des tiers.
J’en ai donc fait appel à Monsieur le Préfet pour qu’un engagement ferme puisse être pris vis à vis de cette dernière.
En effet, il n’est pas question de rendre inconstructibles pour Efisol tout ou partie des terrains que nous avons vendus « constructibles ». Outre que ce ne serait pas sérieux de la part de la commune, il faut aussi considérer le facteur emploi - même si d'aucuns semblent penser que c'est secondaire- et les ressources financières pour la commune.Il en va ainsi des projets qui ne sont pas sans rappeler d'autres dossiers, tels :
- l'aménagement de la zone d'activités nord où nous avons perdu plusieurs années et refusé plusieurs entreprises, certains propriétaires voulant céder à des prix inconsidérés ou refusant de vendre.
- l'aménagement longtemps différé (7 ans) de la place de la Liberté au motif que certains craignaient que cet aménagement ne supprime quelques places de parking.
- la construction du gymnase (par le conseil général) pour lequel nous ne pouvons ni acquérir ni échanger le terrain envisagé.
L'article de lYonne Républicaine suite à la réunion
si l'article de l'Yonne républicaine a bien fait mention des accusations qui m'ont été faites, certaine de mes réponses ont en revanche été occultées :
ci après le texte que j'ai fais passé au rédacteur en chef de l'Yonne Républicaine pour que ces précisions soient apportées aux lecteurs du journal.
Yonne républicaine - AUXERRE
Je souhaiterai apporter plusieurs précisions à l’article paru dans vos colonnes le vendredi 6 juillet sous le titre « déchetterie : un débat houleux » dans lequel je me fais accuser d’obstruction sans que mes éléments de réponse ne soient repris..
Je n’ai jamais dit « avoir questionné la DRIRE à plusieurs reprises sans jamais obtenir de réponse ». La DRIRE n’a été questionnée qu’une fois, par téléphone, en présence d’ailleurs de Mme Ferreux, de M. Bartlet et de M. Bachellerie, directeur du site saltusien d’Efisol.
La réponse qui nous a été faite (et qui ne peut satisfaire ni Efisol, ni la commune) c’est qu’à ce jour la DRIRE ne peut pas nous indiquer précisément les incidences de la déchetterie, (installation classée recevant du public) sur les futures extensions de l’entreprise. Raison pour laquelle j’ai saisi M. le Préfet de l’Yonne.
Concernant le classement SEVESO de la société EFISOL, j’ai précisé qu’il est « SEVESO seuil bas » et ne concerne que le seul local de stockage de liquides inflammables entrant dans la composition des mousses
J’ai précisé qu’il n’était pas question de revenir sur la décision de céder du terrain au syndicat, mais que nous devions aussi tenir compte des entreprises, de l’emploi qu’elles génèrent, ainsi que des retombées démographiques sur l’ensemble des communes du canton.
J’ai ajouté que la politique en faveur de l’emploi a toujours été pour moi une priorité et c’est faire bien peu cas des salariés de penser que la déchetterie est prioritaire sur le développement d’une entreprise !
Comment m’accuser de faire obstruction à la déchetterie, alors que je l’ai proposée dès 2001 dans le projet de communauté de communes, puis dans celui du Syndicat du Saltusien. Oui cette déchetterie est une nécessité ; mais cela ne veut pas dire faire n’importe quoi, n’importe où, à fortiori sans que le conseil municipal de la commune d’implantation ne soit mis au courant par ses délégués !
Les obstructions n’ont pas toujours été de mon fait : POS défavorable, agriculteur non vendeur, terrain non stable…Certes je ne souhaite pas que la déchetterie soit en zone d’activités ; pour la même raison que je n’avais pas souhaité accueillir en zone industrielle la société Béton Moulé Vibré de Joigny en 1991 : à l’évidence, la société BERNER ne se serait pas installée à côté !
Enfin refuser de réhabiliter le site de l’ancienne décharge pour y mettre la déchetterie, c’est un peu se mettre la tête dans le sable : cela veut dire que sans déchetterie il peut rester pollué !
Je vous remercie de faire ce correctif.